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Asie - Voyage à moto: Voyage au Ladakh La Transhimalayenne sur Royal Enfield Bullet 500 (août / septembre 2012)

Le Journal Des Motards - juin / juillet 2012 & Le Journal Des Motards - août / septembre 2012
Récit et photos Carpe Idem Moto club (71) Charnay-les-Mâcon
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75-Voyage-au-Ladakh-La-Transhimalayenne-sur-Royal-Enfield-Bullet-500-headerArticle complet : JDM 75 et 76

Espaces sauvages et infinis, lacs d’altitude, ivresse des grands cols, mais surtout, dans cette seconde partie, une belle leçon de vie pour nos baroudeurs du Carpe Diem MC.
Le dépassement de soi, l’humilité face à la nature, la générosité de ceux qui n’ont rien, l’entraide du groupe, ils ont vécu une belle aventure humaine…


L’on ne revient pas indemne d’un tel voyage.
Nicolas Bouvier, écrivain et grand voyageur, ne disait-il pas : “On voyage pour que les choses surviennent et changent ; sans quoi on resterait chez soi”.
Coco

 

 

 

Première partie...

Inutile de faire de longs discours car le voyage commence dès cette page. Dépaysement absolu, retour aux sources, découverte de la beauté originelle du monde, je vous avais promis du rêve, et bien rajoutez-y de la sueur, et tout est dit. Simplement, sachez que je n’ai pas voulu saucissonner cette aventure car “l’avant voyage” est passionnant...

Vous aurez donc une seconde partie avec la remontée de la vallée de l’Indus, leurs avis sur les 500 Bullet, la présentation de “Vintage Rides” et les bonnes adresses qu’ils ont collectées sur la route…
Calez-vous dans un bon fauteuil car l’esprit d’aventure souffl e fort dans le Journal Des Motards !

Coco.

 

 

info2Le saviez-vous ?
Le Ladakh. Région de l’État indien du Jammu-et-Cachemire, située dans l’extrême Nord, et dont elle occupe plus de la moitié de la superfi cie. Sa ville la plus importante est Leh. C’est l’une des régions les moins peuplées du pays dont une grande partie du territoire dépasse les 3000 m. Parfois appelé le Petit Tibet, le Ladakh est célèbre pour ses paysages montagneux et sa culture bouddhiste tibétaine.

 

Histoire de signes…

Il y a les croyants, les athées et les agnostiques… Il y a celles et ceux qui avancent dans la vie, sûrs d’une prédestination certaine et quelque peu réductrice en terme d’avenir… Et puis, il y a les convaincus du principe que nous traçons notre propre route, et pour ceux là, certains signes de l’existence sont à prendre en compte.
Au CARPE DIEM MOTO CLUB de Charnayles- Mâcon, vous l’aurez compris, nous sommes beaucoup à adopter cette philosophie et les rencontres ont une importance fondamentale dans les périples que nous entreprenons dans notre bel hexagone ou sous d’autres cieux.


C’est lors d’un banal salon moto, celui des 1000 roues de Villefranche-sur-Saône, pour ne pas le nommer, que nous avons été séduits par le charisme et l’enthousiasme de Gauthier et Chloé du Tour Operator franco indien Vintage Rides.
De suite, ils nous ont entraîné dans l’univers des sommets himalayens nous vantant autant que faire ce peu les passages de cols à plus de 5000 mètres et notamment le fameux «Khardung-La», le plus haut du monde.


Nous avons tout bien rangé dans nos cortex respectifs et continué notre visite entre beautés japonaises, italiennes et anglaises, je parle des bécanes bien sûr…

Deux mois plus tard, coup de fil de l’ami Dom Ducat :


«— Tu as regardé la téloche hier “Envoyé spécial” ?
«— Ben non, pourquoi ?»
«— Tout simplement parce qu’un reportage sur la «Transhimalayenne», destination sur laquelle nous avions tellement disserté, est passée avec force commentaires sur les difficultés, la préparation physique et autres intempéries dantesques auxquelles les motards concernés avaient dû faire face”.


Bon, piqûre de rappel. Pour nous la vie continue son cours mais ça commence quand même à nous travailler sérieux, sérieux…

Juin 2010, une trentaine de passionnés parcourent la belle Camargue en ce week-end de Pentecôte et décident de prendre un café sur la place d’Aigues- Mortes.
Une grande terrasse nous tend les bras et nous nous asseyons à côté d’un couple de sexagénaires sympathiques qui engagent de suite la conversation sur la passion de la moto et ce fameux virus qui a contaminé leur fils adoré. Tellement contaminé que le fiston a repris en association, un Tour Operator franco indien spécialisé entre autre dans les périples en terre himalayenne…


Réaction immédiate de ma pomme qui extirpe la carte récupérée lors du salon, et sourire instantané de nos interlocuteurs : c’est lui, c’est le rejeton, leur fierté, leur fils, leur bataille !

 

Clin d’oeil de Dom, c’est décidé : on va le faire ! Trop de coïncidences et l’envie est là, au creux de nos ventres, on a conscience des difficultés, de l’altitude, de notre manque d’expérience dans le tout terrain… Bref, de tout ce qui devrait nous faire renoncer mais on y va ! Et tant qu’à faire, on va essayer d’emmener les potes avec nous.

Après bien des désistements dû à des raisons financières mais aussi contre indications médicales, nous serons donc 5 à tenter l’aventure au Ladakh du 15 au 31 Juillet 2011 et bien évidemment je me prépare à coucher sur papier pour la rubrique «PARTIR» de notre journal préféré, nos aventures en terre indienne.


Et puis voilà que paraît un super reportage d’Isabelle et Daniel, baroudeurs s’il en est, qui parcourent depuis cinq ans les pistes asiatiques et notamment une partie du périple que nous avons fait, avec force commentaires avisés et photos bien ciblées*.


*JDM n°69 et 70 et dans les archives du JDM.

 

Allez, on ne va pas servir du réchauffé mais quand même, on l’a dans nos tripes ce voyage qui restera un des plus beaux sans doute de nos existences respectives, alors quoi, qu’est-ce qu’on fait ? Mais au fait, avec l’ami Dom, le sieur Yaya, on n’essaierait pas des bécanes pour un certain JDM depuis quelques années déjà ? Et si on parlait de ces fameuses Royal Enfield qui nous ont réellement impressionnés.


Si les quelques 1700 bornes effectuées dans des conditions ubuesques parfois, nous servaient de support ? Pourquoi ne mixerait-on pas les rubriques “Contact / Voyage ?”
Je sais que notre chère Coco sera partante car c’est une vraie baroudeuse, une amoureuse de l’aventure, des motos et de la vie en général donc, comme dirait nos amis Ladakhis :
«Julay !» Et c’est parti…

Millésime 2009, 5 vitesses avec sélecteur à double branche européen (ouf !) Donc à gauche et première en bas (re ouf !)
Mono cylindre avec selle confortable et sissi bar pour les passagères. le tout agrémenté d’un réservoir maison de 19 litres, indispensable au vu du périple à entreprendre !

 

Manali. 2 200 m Présentation de nos destriers et prise en main

Allez, c’est parti pour une balade matinale, un coup de kick, si, si, de kick car on économise les démarreurs électriques enfi n, pour celles qui en possèdent encore…
Le son est envoûtant, réellement ENVOÛTANT, à mi-chemin entre une Harley Davidson et une Norton Commando des années fastes des belles anglaises.
A l’exception des autochtones qui nous accompagnent, personne ne fait le malin… Faut vous dire M’sieurs dames que nous avons l’impression d’avoir remonté le temps !
On vire à plat sur les routes goudronnées de la capitale de «l’Himachal Pradesh», nom de cette province indienne. Les pneus et la garde au sol ne permettent pas l’excès d’optimiste, à 80 km/h, ça vibre de partout mais le couple nous séduit de suite, et ce n’est qu’un début…

Passage du col du Rothang 3 900 m Premier test grandeur nature

Après deux journées d’essais à 85 % sur des routes relativement clémentes en termes de difficultés, on va aborder le vif du sujet et se confronter à «l’épouvantail du séjour»…
Et oui, comprenez que bien des touristes qui se targuent d’avoir effectué un périple au Ladakh oublient de préciser qu’ils ont tout bonnement pris l’avion de New Delhi à Leh puis ont récupéré des bécanes pour effectuer la route des lacs. La route des lacs est splendide, comportant de réelles diffi cultés de roulage sur des routes défoncées et à une altitude comprise entre 4 000 et 5000 mètres, mais n’a par contre aucun rapport avec la transversale Manali/Leh.

Au sommet c’est la joie indescriptible de celles et ceux qui ont réussi, comme cette allemande qui ira jusqu’à embrasser le peu de bitume du col sous l’oeil amusé et bon enfant des motards locaux.
Ces même motards franchissent les même difficultés régulièrement avec un chargement conséquent à l’arrière de leur engin et sans faire autant de prose mais que voulez vous, ils sont chez eux et encore une fois, tellement tolérants et accueillants. La descente et les remontées successives sont usantes voire cassantes car les changements de revêtements sont constants et nous avons parfois bien du mal à respirer, nos bécanes sont par contre à l’aise partout et nous en sommes tous plus stupéfaits les uns que les autres.

 

mini-moto-relais

 Nos bécanes souffrent sur ces routes au revêtement constitué de pierrailles en tous genres, d’ornières impressionnantes, de tôle ondulée façon «Afrique» et des bonnes vieilles traversées de «Fesh fesh», sable on ne peut plus mou dans lequel on passe en première en essayant de garder le contrôle de sa machine.

 

 Jispa / Sarchu / Rumtse / Leh Frein moteur et ralentisseur…

Nous franchissons plusieurs cols dont ceux de Baracha La à 4 800 m (bonjour le Mont Blanc !) et du Tanglang La à -excusez du peu- 5 300 m ! (Le Mont Blanc, on rigole…)
Sur les côtés de la route nous admirons le travail de ces familles qui cassent des cailloux pour combler les nids de poules constants, les bulldozers sont là aussi et nous attendons parfois de longues minutes avant qu’ils ne parviennent à dégager des passages obstrués.
Réellement, et après en avoir longuement discutés au cours des bivouacs avec les autochtones, c’est un combat permanent entre la montagne et l’homme et l’on ne compte plus les éboulis, les portions de routes emportées par ceux-ci ou les crevasses sans cesse comblées.

Imaginez… 25 kilomètres d ’ornières, de boue à toutes les sauces, sèches, grasses, semi liquides, liquides, dans lesquelles tu patines, tu t’enfonces, tu cales… Tu te faufiles au milieu des poids lourds, des 4X4, première engagée, oubliant le frein avant, titillant l’embrayage avec douceur…
Et, miracle de cette machine britannique, ça avance, le couple de camion te propulse à 20 à l’heure mais tu franchis les obstacles un à un, ton coeur bat à 300 à l’heure mais tu passes !

Les descentes gravillonneuses ou sablonneuses à souhait ne nous posent pas de problème à condition de bien utiliser le frein moteur et de doser ce qui sert de frein arrière, le ralentisseur quoi !
Le frein avant est, quant à lui, prohibé et réservé aux seules portions bitumées, autant dire quasi inexistantes, par contre dans ce cas de fi gure, il est tout à fait correct et relativement dosable.

 

mini-moto-relais

Nos mécaniciens font un boulot admirable sur les motos car crevaisons, casse des câbles d’embrayage, perte de sélecteur sont légions, Dom ira même jusqu’à envoyer son pot d’échappement dans ma roue avant, c’est dire !
Il n’empêche, les Royal Enfield résistent admirablement à tous les mauvais traitements que nous leur faisons subir et repartent à chaque fois. Les réparations sont basiques mais effi caces et ce fameux couple est là encore impressionnant.

 

Leh 3 500 m Khardung La 5 602 m... SVP !

Et le confort dans tout ça ?
Allez, on ne va pas bouder notre plaisir, on l’a franchi ce fameux «plus haut col carrossable du monde» et on n’est pas peu fiers ! Les réglages de vis platinées ont été effi caces et même si nos motos «ratatouillent» un tantinet…
Les motos s’avèrent relativement confortables au niveau de la selle par contre les amortisseurs montrent vite leurs limites et les tapages de séants sont légion et parfois douloureux.

La descente nous occasionne quelques frissons car notre ami Yaya (devenu YAK YAK après le voyage), quelque peu euphorisé par l’altitude, manquera de percuter Gauthier et Dom en utilisant le fameux frein avant, pourtant proscrit sur revêtement instable. Plus de peur que de mal et on réglera ça devant une bonne bière, enfi n de retour à des altitudes où la prise d’alcool sera moins dangereuse pour nos santés respectives

 

Coup de chapeau aux passagères !
Belle occasion pour féliciter nos passagères. Elles ont endurées, sans pouvoir anticiper quoi que ce soit, toutes les difficultés du parcours, avec une pensée pour Nathalie, courageuse compagne du séjour qui, malgré une longue maladie, a eu le cran d’effectuer le voyage, tout le voyage !

 

Allez les p’tits on les laisse un peu se reposer avant la remontée de la vallée de l’Indus mais on les retrouvera dans notre prochain JDM pour encore plus d ’instants magiques qu’ils partageront avec la tribu.


76-Transhimalayenne

 

Seconde partie

 

 

info2Le saviez-vous ?
L’Indus. C’est avant tout le grand fleuve qui parcourt le Pakistan jusqu‘à l’océan. Mais, avant d‘être ce grand fleuve mythique, il prend sa source dans l’Himalaya et traverse le Ladakh, coule vers l’Est, le Zanskar et le Cachemire..

Lac Tso Moriri 4 500 m - Lac Tso Kar - Canyon de Pang 4 700 m

Remontée de la vallée de l’Indus et une pensée pour Bouddha qui l’a fait à pied, en direction de la frontière tibétaine où nous sommes « seuls au monde » dans des paysages grandioses et difficilement descriptibles.

 

mini-moto-relaisImaginez, un torrent dans lequel des camions de plusieurs tonnes s’enlisent et ne doivent leur salut car la poussée violente mais ô combien efficace d’un bulldozer, vous avez bien lu, d’un bulldozer…
Et toi, petit franchouillard en vadrouille en Inde tu te retrouves avec ta bécane de 150 kilos et tu dois passer par le même chemin…
HUMAINEMENT, nous avons tous vécu un formidable moment…
Difficile là aussi de décrire ces montées d’adrénaline, ces poussées de larmes de joie une fois la difficulté franchie, ces accolades avec Nochad le mécano, avec les villageois venus faire une véritable chaîne humaine pour t’aider avec tes potes du groupe découverts, il y seulement quelques jours et avec qui tu resteras ami, c’est sûr et certain.


Et nos fidèles destriers ?
Et bien ils ont eu de l’eau jusqu’au carburateur, les pots se sont remplis et même celle de Yaya (encore lui) a pris un bain forcé après une trajectoire mal négociée.
Là encore, elles sont reparties, toutes, oui toutes, certaines ont « toussoté » un tantinet jusqu’au prochain arrêt « tchaï » ce fameux thé au lait partagé tout au long de notre fabuleux périple avec nos frères et soeurs de la route.

Tous les soirs, les discussions vont bon train et même des pilotes aguerris comme Bruno, Patrick ou Pierrot n’en reviennent pas de l’efficacité de nos motos.
Philippe adepte du « P.Q.C.B » dans les moments difficiles, et il y en a eu de mémorables croyez-moi comprenez du « PUTAIN QUE C’EST BON !!!» tout comme les deux « d’jeuns » Olivier et Florian sont carrément tombés amoureux et nous assurent qu’ils vont investir dès leur retour en métropole.

Le manque de puissance, les suspensions et le freinage archaïques ne les rebutent aucunement car les sensations que dis-je, les émotions ressenties à leur guidon sont bien réelles et valent, à leurs yeux tous les systèmes électroniques du monde.

Darcha / Manali Déjà 13 jours d’aventure extrême…

Cette nuit passée au-dessus du canyon de Pang restera dans nos mémoires collectives et cette voie lactée dégustée à 4 700 mètres d’altitude viendra égayer avec bonheur nos futures insomnies dans notre monde moderne dit civilisé…

Malgré un état nauséeux dû à l’altitude, quelques maux de tête vite atténués par la prise de paracétamol, quelques troubles digestifs mineurs, le groupe reste uni dans une béatitude et une émotion partagées, de bien beaux moments d’humanité en tout cas dans des décors de rêve. 

 

smiley2Yaya, toujours lui (que voulez-vous c’est notre star ou notre… fardeau à nous… Te casses pas ma poule, on t’aime !) a trouvé le moyen de prendre un clou dans son pneu à cette altitude, ce qui fera répéter à notre « sorcier de mécano » pendant la fin du périple : « IMPOSSIBLEUUUU… ». Et nous lui confirmerons, en toute amitié, que notre cher compagnon de voyage nous a toujours habitué aux choses " IMPOSSIBLEUUUU…"

 

Nos palpitants battent à 300 à l’heure, nous calons, kickons, repartons… Nous nous enlisons, nous poussons, nous pédalons à côté de nos bécanes et … Nous franchissons parfois mètre après mètre chaque nouvelle difficulté…

 

Le retour se fera à nouveau par le col du Rothang encore plus boueux qu’à l’aller et où nous vivrons là encore de bien beaux moments de solidarité, notamment Dom Ducat qui sera aidé par des routiers « sympas » alors qu’il est planté dans des ornières réellement hors normes.

pas-contentCoup de gueule

Allez, ça ne nous arrive pas souvent au CARPE DIEM MOTO CLUB car la tolérance reste un de nos leitmotivs mais il y a des comportements de certains motards qui restent intolérables et préjudiciables à notre image de marque en général.

Je veux parler de ces personnages qui viennent en terrain conquis partout où ils se rendent qui ne saluent pas les autochtones pourtant bienveillants, qui prennent en photos les tas d’ordures, les scènes de pauvreté sans jamais demander la permission.

Ceux là même qui font traverser leur moto à gué par leurs guides, qui te doublent sans klaxon annonciateur comme le veux le principe de précaution indien, parfois dans des conditions limites.

Quand tu penses que ces « aventuriers là » ont pris l’avion jusqu’à Leh, évitant les difficultés de terrain les plus dures, dormant principalement à l’hôtel ou dans des camps d’été (donc confortables), honnêtement nous avons eu parfois honte du comportement de nos homologues.

En clair, il y a des « salades de phalanges » qui se perdent même si nous savons que c’est une minorité et que ces attitudes là sont les mêmes utilisées en France par ces pseudos motards.

Seulement voilà, dans ce pays pauvre mais avec un sens de l’hospitalité exceptionnel, la décence voudrait que l’on respecte nos hôtes, même si l’on a un pouvoir d’achat mille fois supérieur et que l’on roule d’ordinaire avec des bécanes à 20 000 € !

OUF ça fait du bien !

 

Le voyage avec Vintage Rides

Nous avons voulu en savoir plus sur cette agence francophone de voyages à moto Royal Enfield en Asie du Sud, choisie par les motards du Carpe Diem.

Jeune équipe franco-indienne basée à New Delhi, elle organise de A à Z le voyage dont vous rêvez, en toute sécurité. Tous les itinéraires proposés sont conçus par leurs soins ; de la petite piste encore inexplorée à l’hébergement atypique, ils ont arpenté toutes les étapes et parcouru des centaines de kilomètres…

Que vous soyez adepte de sensations fortes, amoureux de la nature ou friand de découvertes culturelles, vous trouverez parmi leurs périples le voyage qui correspond à vos envies d’évasion. Outre “La Transhimalayenne” objet de notre article, Vintage Rides propose également l’Himalaya Indien, le Rajasthan, le Népal, etc.

En 2012, ils proposent plusieurs nouveautés :
• Un nouvelle destination : Le Bhoutan.
• Un nouvel itinéraire en Himalaya : “Oasis et sommets du bout du monde”. Toujours plus loin, plus haut, au coeur du Ladakh.
• Une nouvelle formule : “La formule Liberté” pour les plus téméraires, 100% adrénaline réservé aux motards aventuriers.
Vintage Rides
C-66 Okhla phase 1, New Delhi 110020 India
Tel Inde : +91 11 41007806
www.vintagerides.com
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Du côté technique, la Royal Enfield Bullet 500, ça donne quoi ?

Les Royal Enfield 500 cm 3 Machimo / Bullet

Côté Châssis :
- Cadre berceau tubulaire en acier
- Réservoir : 14,5 litres
- Dimension (Lxlxh) :
2 160 x 800 x 1 050 mm
- Hauteur de selle : 820 mm
- Empattement : 1 370 mm
- Poids à sec : 187 kg

 

Côté Train arrière :
- Roue AR : 110/80/18”
- 2 amortisseurs combinés,déb. 80 mm
- 1 de Ø 152 mm

 

Côté moteur :
- 4 cylindres en ligne,4 temps à injection
- Refroidissement par air
- 2 soupapes par cylindre
- 499 cc (84 x 90 mm)
- 28 ch à 5200 tr/min
- 3,56 Mkg à 3 000 tr/min
- Boîte à 5 rapports
- Transmission secondaire par chaîne

 

Côté Train avant :
- Roue AV : 90/90/18”
- 1 disque de Ø 280 mm,étriers 2 pistons
- Fourche télescopique

 

 

bonVersion Shiva
- Résistance impressionnante
- Couple de camion exceptionnel
- Mécanique basique donc réparable facilement
- Sonorité envoûtante
- Prise en main facile
- Appétit d’oiseau…
- Gueule décalée mais envoûtante
- Démarrage au kick très facile…
Bon, d’accord…

 

pas-bonVersion Kali
- Manque de puissance moteur
- Freinage délicat en utilisation routière
- Suspensions limite en duo
- Câblages (frein, embrayage) fragiles
- 100 km/h maximum de vitesse de pointe

 

On est tous tombés amoureux de cette Anglaise capricieuse… Et pis c’est tout !

Allez, pour être tout à fait objectif, on peut considérer l’investissement d’une telle machine comme seconde moto juste pour le plaisir de rouler Vintage et honnêtement au vu du rapport qualité/prix, on se demande pourquoi on ne croise pas plus de Royal Enfield sur nos routes…

Renseignement pris, il semblerait que l’importateur ait manqué de sérieux pendant plusieurs années et que quelques problèmes récurrents de fiabilité aient rebutés la clientèle.

Les nouvelles moutures à injection ont par contre le vent en poupe et comme certaines marques italiennes ou anglaises, des efforts sont faits au niveau de la qualité des matériaux comme du SAV.

 

 

Sacoche réservoir

CÔTÉ LOGEMENT
On a beaucoup utilisé la bonne vieille tente des familles ou des campements d’été mais on retiendra 4 établissements au rapport qualité prix décent.

 

Hôtel Florence Inn 15 A/6 WE A Ajmal Khan Road Karol bagh New Delhi 11005 India
Tél. : + 91 11 45025500
Fax : + 91 11 42502108
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
En plein coeur du “Old Delhi” où ça bouge, ça crie, ça t’interpelle où rickshaw et taxis se font concurrence avec vigueur, où ça sent bon les épices parfois mais où il faut regarder où tu mets les pieds souvent… Mais c’est la vraie Inde et l’hôtel est propre et bien situé avec du personnel au « Namasté » revigorant quand tu rentres dans l’air conditionné qui contraste avec les 45 ° du dehors.

 

Hôtel Florence 2719 Bark Street Karol Bagh New Delhi 11005 India
Tél. : +91 11 47144714
Fax : +91 11 41545675
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Vous l’aurez compris c’est le même groupe et c’est le top ! Chambre tout confort, restauration de qualité, quartier sympa et animé : n’hésitez pas au retour du baroud, c’est vraiment un bon moyen de se refaire une santé.

 

Hôtel Higland Log huts Road Manali 175 131 District Kullu Himachal Pradesh
Tél. : 01 902 252399 252577
Fax : 01902 253399
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Sur les hauteurs de Manali pas très loin du “Old Manali” où tu pourras replonger dans les atmosphères des années 70 avec hippies, Bob Dylan et cannabis interdit (mais toléré… Chut !). Les chambres sont spacieuses mais pas forcément très bien tenues, quelques problèmes de sanitaires et d’électricité sont récurrents mais l’ensemble reste correct. La restauration est là encore très laborieuse, bonne mais laborieuse mais bon on est en Inde, en pleine aventure himalayenne donc sourire, « namasté » et ça roule.

 

The Pangong Hôtel Leh Ladakh India 194101
Tél. : 01982 254655 253123
Fax : 01982 252414
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Chambres sympas enfin celles qui ne sont pas habitées par des punaises de lit… Pas vrai mon Bruno ? Allez, c’est anecdotique et notre ami a pu tester la compétence du toubib local et je connais des hôtels dans certains quartiers de nos villes bien françaises qui sont franchement plus limite. La restauration propose des mets locaux adaptés aux touristes, en clair moins épicés que la normale pour éviter les « touristas incommodantes »… Surtout à moto… N’est-il pas ? Elle se reconnaîtra la courageuse !

 

CÔTÉ RESTAURATION
A ne louper sous aucun prétexte…
Spicy by Nature 15/A/55 WE A Saraswashi Marg Karol Bagh New Delhi 11005
Tél. : + 91 11 64573430 31
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
C’est très bon, super sympa, propre, le personnel est accueillant, plein d’humour et après 15 jours de roulage intempestif... C’est le « PIED INTÉGRAL » côté papilles gustatives.